Entre fleuve et terroir: l'ancrage Pelletier
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Deux phares dans la nuit: papa et maman
Dans le jardin de mon enfance en fleurs
Vous avez cultivé mes plus grands bonheurs
Maman était l'abeille vaillante sans détour
Un refuge sans fin comme mon fleuve d'amour
Papa était le pilier, un exemple de semeur
Celui qui a laissé sa trace comme agriculteur
Même aujourd'hui, son souvenir est bien vivant
Sur toutes ses terres acquises au fil des ans
Deux cœurs en or qui m'ont appris à me respecter
Deux voix qui m'ont offert le droit de m'affirmer
Merci pour les bonheurs, merci pour les saisons
Pour chaque sacrifice fait en votre maison
Si je marche aujourd'hui le regard vers demain
C'est grâce à votre lumière posée sur mon chemin
Que ce poème soit un humble et doux merci
Pour tout ce que vous avez été au fil de ma vie.
Le train de la vie
À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. Ainsi, on croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage… Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train...
Lire cette suite de vie au lien suivant…
La voix de notre enfance
Une voix retentissait dans l’écho du soir. Une voix familière, une voix connue. Une voix qu’on n’oublie jamais. Une voix qui nous rappelait gentiment à l’ordre.
Cette voix qui nous disait que c’était l’heure de rentrer à la maison car le Bonhomme Sept Heures allait passer.
Quel bonhomme? Pourquoi pas le Bonhomme Neuf Heures? C’était toujours au même moment durant la saison estivale où l’air de ses soirées était imprégné de douceur: le même signal maternel protecteur entre chien et loup.
Trop tôt, c’est certain, pour des enfants campagnards et avides de liberté comme nous. L’aventure sous toutes ses formes s’offrait à nous à la porte du crépuscule dans ce boisé quasi horrifiant mais tellement invitant et féerique. Lorsqu’à l’horizon, le soleil descendait tout doucement dans les bras de la mer. La liberté de courir, de vagabonder et de se cacher dans ce havre de jeux protégé par des conifères aux allures de géants.
Cette forêt dans laquelle se côtoyaient autant de bandits que de policiers imaginaires. Cette même forêt qui abritait notre camp, notre unique territoire, et nous étions les rois du monde dans ces instants magiques de notre enfance.
Mes sœurs, mes frères, les voisins de l’est et ceux de l’ouest garderont, c’est certain, au plus profond de leur cœur ces souvenirs imprégnés de petits bonheurs de notre enfance.
Avec toujours comme toile de fond cette voix maternelle qui résonnera comme un cantique inachevé durant le reste de notre vie.
De plus, animaux, jardins de plantes vivaces, bassins aquatiques, création de personnages loufoques, sculptures en bois flotté caractérisent ce havre de paix teinté d'histoire. Le tout protégé par un microclimat. Magnifique paradis coloré et féerique où il fait bon vivre.
C’est le Domaine du Grand Semeur. Le nid familial de la famille Pelletier. Là où tout a commencé et là où tout se poursuit.
Domaine du Grand Semeur
La maison ancestrale bâtie en 1880 a vu grandir les 13 enfants d'Omer Pelletier et d'Émilienne Couillard.
C’est aussi dans cette demeure que leur fils, Roland, a été séduit par Oda Bérubé, cette jeune fille réservée et travaillante qui était aide-domestique pour la famille Pelletier après avoir travaillé dans un des nombreux établissements touristiques de Métis-sur-Mer: le Boule Rock.
Les grands-parents passaient la période estivale dans leur maison d’été: le petit fournil, situé juste à côté de la grande demeure familiale.
De cette union, sept enfants sont nés et ont eu le bonheur de vivre dans ce nid douillet avec vue magnifique sur le grand fleuve avec ses rives invitantes: terrain chéri des jeux de leur enfance.
Martine, enseignante à la retraite, habite avec fierté maintenant la maison de ses ancêtres. Elle poursuit la tradition de son père Roland en prenant soin des majestueux arbres qui montent la garde sur la propriété.
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